lundi, avril 14, 2008
Shubo Nabobarsha!
Un ami bengali m'offre aujourd'hui ses meilleurs voeux en l'honneur du Nouvel An : Shubo Nabobarsha (Bon Nouvel An)! Comme je suis né au printemps (voir texte précédent), cette tradition me semble d'une logique non seulement implacable, mais dotée de l'élégance qui émane de la simple sagesse.
N'est-il pas évident que l'année commence quand la Nature revient au début d'un cycle? Les traditions chrétiennes, et leurs sources gréco-romaines, nous ont fait hériter d'un calendrier hors-saisons. En 1792, la Révolution française en a instauré un autre dont les noms de mois poétiques étaient directement inspirés par une intention scientifique, mais qui situait le début de l'année en septembre, au moment de l'équinoxe (ce qui conviendrait mieux au milieu de l'année, il me semble). Treize ans plus tard, Napoléon rétablit le calendrier grégorien, auquel l'Occident chrétien se conforme encore, le 1er janvier 1806.
La relativité des calendriers en usage de par le monde nous invite toutefois à découvrir d'autres traditions et à inclure le point de vue d'autres cultures dans notre perception du temps. Puisque, dans les allégories mythiques, le Temps est le père de la Vérité, le fait de parcourir diverses façons de le considérer peut nourrir une réflexion humaniste.
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