mardi, avril 08, 2008
Anniversaire...
Aujourd’hui, 8 avril, c’est mon anniversaire. Eh oui, le temps passe… et cetera, je sais, mais je n’en dirai rien de plus. Ce qui me fait plaisir, pour m’accorder un peu de bonheur fait maison, c’est de reniper ce blog et de m’y remettre vraiment. Je ne promets pas d’écrire tous les jours, mais plusieurs fois par semaine tout de même, pour suivre régulièrement l’humeur de la rumeur populaire.
Ces jours-ci, le bruit de la controverse déclenchée par les Olympiques chinois couvre presque tout le reste. Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, résumait bien la question dimanche dernier à l’émission Tout le monde en parle : il aurait fallu réfléchir davantage avant d’attribuer les Jeux à la ville de Pékin. Il faudrait bien sûr réfléchir à long terme au prodigieux changement de paradigme propulsé par le tsunami colonial chinois, qui déferle déjà au Tibet et au Darfour. Comme d’habitude, l’Histoire bégaye, radote et se répète assez pour que l’on comprenne qu’il faudrait l’en empêcher, mais très peu de concertation internationale ne traite de mesures d’urgence. Pour que les pays qui soutiennent l’idéal olympique interviennent, il faudrait déjà qu’ils aient réagi au virage mercantile entamé sous le règne Samaranch. Or, qui s’est plaint de l’ampleur économique des Jeux? Certainement pas les villes qui les ont accueillis… Feue la mairesse Boucher à Québec est l’une des seules voix contraires entendues ces dernières années, et elle a surtout fait rire. Sa prudence administrative était pourtant justifiée.
Comment intervenir maintenant, quand tant d’intérêts entrent en jeu? La publicité se fait autour du mérite certain des athlètes, mais les milliards qui virevoltent dans leur sillage sont peut-être exagérés s’ils ont été prélevés aux programmes sociaux, aux budgets des écoles et des hôpitaux. Les sports professionnels réguliers nous coûtent très cher eux aussi, et constituent la pointe d’un éventuel iceberg de gaspillage financier en termes de gestion intelligente des ressources économiques. Il y a une énorme différence entre l’inspiration sportive que procure un athlète local admiré de tous, payé raisonnablement, et l’impact discutable d’un sportif importé à la gloire artificielle qu’on couvre de millions. Comme en plus la violence au hockey, par exemple, pollue la pratique des jeunes qui aspirent aux ligues majeures, on est sûr de ne pas investir notre argent à la bonne place. La courbe démographique dont je fais partie (et que je ne saurais oublier aujourd’hui) comporte des coûts sanitaires sans précédent. Les très nombreux baby boomers vieillissants, plus portés aux pontages qu’aux soins préventifs, risquent de mener le système hospitalier à la faillite. Si l’ensemble des citoyens les suivent en confiant la forme physique aux seuls sportifs surpayés, nous courons tous, c’est le cas de le dire, à la ruine, à la déchéance médicale et au gouffre financier.
Chacun doit donc assumer sa part de responsabilité et prendre bien soin de soi-même.
C’est la grâce que je vous souhaite en prenant un verre de rouge, aux tanins bénéfiques, à votre santé.
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