samedi, septembre 13, 2008
LA LOI (de l'Église) ET L'ORDRE (du Canada), ou LA POMME DE DISCORDE...
Pour ne pas pécher, ne croquez pas la pomme... Le cardinal Turcotte n'a pas le choix. Comme l'abbé Gravel, il doit suivre ce que l'église de Rome décide, donc, se prononcer contre l'avortement, et refuser d'être associé au Dr. Morgentaler dans l'Ordre du Canada. Cependant, s'il avait suivi un tel raisonnement avant, il aurait dû refuser le prix d'emblée, parce que venant d'un État qui a déjà tué, lui aussi, ou parce que bien d'autres récipiendaires ont commis des gestes que l'Église réprouve (pourtant, Jésus aurait dit 'que celui qui est sans péché...', etc). Mais les femmes aux prises avec une grossesse non voulue n'ont pas le choix non plus. Au moment de la conception, il y a un homme dans le portrait... Si l'enfant paraît, souvent l'homme disparaît! Est-ce que les prêtres vont ouvrir des garderies pour enfants de filles-mères?.. Même mal pris, personne ne leur re-confierait les jeunes, comme autrefois. On éponge encore les dégâts. Non, l'Église n'a pas la compétence requise pour gérer la fertilité, ni la vie des femmes. Elle repose sur une mythologie machiste dépassée, surtout sur la question sexuelle, où elle est sexiste en... diable. Il n'y a pas de femme dans la Trinité, et pas non plus dans la prêtrise. Tant que l'Église sera dominée par des hommes, elle n'aura aucune crédibilité sur des questions d'enfantement. Et voyez-vous Rome admettre que Marie a conçu Jésus avec un homme? C'est pas demain la veille... En attendant que l'Église suive vraiment le message d'amour de son fondateur, elle continuera de se venger d'Ève, prête à couper le pommier pour sauver la pomme!
PS: Il y a 30 ans, j'ai signé la musique de Les fées ont soif, de Denise Boucher, et suis resté fermement féministe.
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