samedi, septembre 01, 2007
Une rentrée précipitée
L'été achève. L'air retentit encore une fois des échos de la rentrée... La circulation automobile reprend l'intensité qu'elle avait tempérée pendant quelques semaines. La ville gonfle sa rumeur, comme la mer à marée haute. Les gens s'attroupent aux portes des commerces, des bureaux, des écoles. Il fait très beau, comme toujours quand des millions d'écoliers doivent retourner entre quatre murs.
Cette rentrée me semble encore plus précipitée que celle de l'an dernier. On croirait que dès la mi-août, comme dirait un chat, il faut reprendre le collier. Le problème de beaucoup de monde reste pourtant de ne jamais trouver le temps de le laisser. Dès le mois de juin, un tourbillon d'activités s'ajoute aux tâches quoitidiennes et se déploie dans la tempête estivale des festivals. Après cette saison de grand vent, au cours des jours déjà plus courts, il faut recommencer le cycle.
C'est ici que le chien regrette de ne pas être un loup. Nous vivons vraiment une accélération de l'Histoire qui finira par nous faire courir après notre queue. Le chambardement climatique ne suffit pas, chaque jour, on s'agite plus tôt et on se couche plus tard, comme pour prendre de l'avance sur la saison. L'année scolaire commence avant la Fête du travail et on annonce déjà l'Halloween. Cette fête devrait remplacer Noël, tant qu'à y être, puisqu'elle rassemble devant les fantômes, les sorcières et la mort les humains de tous les horizons. Si Noël était chose faite dès la Toussaint, on commencerait l'année deux mois plus tôt. Une année de dix mois, voilà ce qu'il nous faut!
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