jeudi, avril 26, 2007
Le printemps, de nos jours
La semaine dernière, à la radio, alors que la neige tombait sur Montréal, un auditeur disait que cette année les mois lunaires étaient décalés de deux semaines par rapport au début des mois normaux. « Dans quelques jours, la lune d'avril sera là, disait-il, et le temps s'adoucira ». Le thermomètre lui a donné raison, en effet, avec une température record lundi, un estival 26 degrés. L'influence de la lune sur l'humeur climatique est une bonne « question de recherche », j'y reviendrai, sans prétention scientifique cependant.
Mais peu importe ce que l'on en dit, le temps qu'il fait devrait nous parler davantage. Oh, parler de la pluie et du beau temps est l'une des activités les plus spontanées un peu partout sur la planète, mais écouter ce que la météo essaie de nous dire est plus rare. Pourtant, notre planète nous parle, eh oui... Le vent nous dit « bientôt viendront des fleurs nouvelles, j'en porte les semences légères ». La pluie murmure « calmez-vous, laissez-moi faire, la terre vous nourrira ». Même la neige a sa musique, souvent très discrète, qui incite à la patience : il faut savoir se reposer, pour repartir plein d'énergie.
Maintenant le printemps nous dit « allez de l'avant! ». Mais s'il ressemble à l'été, c'est qu'il essaie aussi de freiner nos élans : « il fait déjà si chaud, modérez vos transports, surtout motorisés, ne vous échauffez pas pour rien ». Les écarts brusques de température contredisent les saisons habituelles. Tout n'est pas l'effet du réchauffement climatique, mais on se rend bien compte de la vitesse accrue du coup de soleil d'aujourd'hui comparé à celui des années 60.
Le temps qu'il fait nous dit clairement d'être plus cool...
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