mercredi, août 02, 2006
Être ou ne pas être sonorisé...
En tournée sur la Côte Nord québécoise, mes réflexions quant à la musique sur le vif sont nourries par l'expérience directe des circonstances qui entourent la performance musicale. Je dis souvent qu'il faut plus d'effort pour jouer des cirsconstances que pour maîtriser un instrument. Dans ce contexte, quelque mots pour souligner le travail d'un technicien de son passionné qui nous a mijoté dimanche soir à Sept-Îles la meilleure sono que nous ayons eue depuis longtemps. La taille de la salle, un ancien poste de traite en bois converti en salle de spectacle, justifie à peine l'amplification, mais la liberté que donne aux musiciens la qualité de la diffusion bien calibrée vaut de l'or. Dimanche, le résultat était clair. Les spectateurs, émus et chaleureux, participaient avec enthousiasme, tapant des mains et reprenant les refrains. Ils ne voulaient pas que nous arrêtions de jouer et ont obtenu trois rappels. Bref, une soirée magique.
À Baie Comeau samedi, le spectacle avait lieu dans une petite église anglicane qui sert aussi de salle de spectacle. Le pasteur fait simplement savoir qu'il ne faut pas déposer les instruments sur l'autel... La sonorisation est bonne, mais manque d'un supplément d'âme que l'église offre pourtant d'emblée (c'est sa raison d'être après tout) avant qu'on y amplifie les sons. Les gens appréciaient le spectacle, mais une certaine distance semblait nous séparer d'eux. Peut-être que sans sonorisation, nous aurions été mieux entendus...
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